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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 16:41

 La ville suisse de Bâle a renforcé sa  célébrité  ces dernières années par le comité qui y définit de nouvelles normes applicables à la structure financière des banques.  Ces règlementations, qui ont pour but d'éviter l'effet domino qu'aurait  la faillite d'une banque,  sont de plus en plus strictes.

 

En résumé, elles imposent aux banques d'avoir un pourcentage minimum de fonds propres par rapport aux crédits qu'elles accordent. C'est ce qu'on appelle leur ratio de solvabilité. C'est notamment pour cela qu'elles sont de plus en plus strictes avant d'accoder des crédits, notamment aux PME. C'est en tout cas ce que les entrepreneurs ressentent, même si les banquiers promettent qu'il y a toujours autant decrédit disponible.

 

 Or de nouvelles normes, dites de "Bâle III", seront applicables à partir de 2013. Quels seront les nouveaux ratios ? Découvrez les ci-dessous.

 

  • Les fonds propres des banques, composés de leur capital, bénéfices reportés et réserves doivent être actuellement de minimum 2% des actifs (les crédits), pondérés par leur niveau de risque. Ce ratio devra croître à 3,5% en 2013 puis jusqu'à 4,5% en 2015.
  • De plus, les banques devront constituer une réserve complémentaire équivalente à 2,5% de leurs fonds propres. Retenons donc le ratio de 7% de fonds propres.
  • Sachez  en outre que durant les années de vaches grasses, une dernière couche de protection devra être constituée, à concurrence de maximum 2,5% que déciderons les comités centraux des banques.

  Que faut-il en retenir outre le taux de 7% ? D'une part que l'augmentation de cette solvabilité des banques coûtera probablement cher, au final à l'emprunteur privé ou professionnel. Cela ne facilitera probablement pas l'accès au crédit bancaire dans les prochaines années.   

 

D'autre part, que lors de la récente crise bancaire de 2008, ce n'est pas tant par cause de solvabilité insuffisante que les banques ont souffert et failli tomber, mais bien de liquidité réduite à zéro : elles n'avaient plus l'argent nécessaire disponible  pour assumer leurs dettes au jour le jour.  Souvenez-vous de Fortis, Dexia et KBC à l'époque.

 

Et à cela, même si les accords de Bâle III  ont un effet globalement positif, ils n'ont pas encore trouvé de remède...

 

 

 

 

 

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