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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 16:11

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Luc Coene, Gouverneur de la banque nationale de Belgique, présentait le 16 février dernier ce qu’il pensait être  les quatre grandes faiblesses de l’économie belge : l’inflation, le handicap salarial, le déficit des finances et la fragilité du secteur bancaire. Sur  cela, la Commission européenne a renchéri en plaçant la Belgique sous surveillance macro-économique…

 

Voyons pourquoi ce sont des faiblesses :

 

L’inflation  était de 3,5%  en 2011 pour une croissance du PIB de 1,9%. Nous devons nous attendre à une inflation de 2,6%  cette année alors que nous serons en récession. Le problème doit être réglé d’urgence selon Luc Coene : il met en avant surtout les prix énergétiques qui ont augmenté de 17% en 2011. Depuis ce matin, nous savons que le gouvernement bloquera probablement certains prix énergétiques.

 

Le handicap salarial : pour Luc Coene, le problème se situerait surtout dans le secteur privé. La Belgique ne cesse de perdre des parts de marché à l’exportation. En effet, depuis l’instauration de la loi sur la compétitivité en 1996, l’écart par rapport à nos pays voisins (Pays-Bas, Allemagne et France) est de 12,5%.

 

Le déficit des finances publiques est le troisième problème.  Il était censé être ramené à 3,6% du PIB en 2011. Cet objectif n’a pas été atteint, puisque le déficit s’est maintenu à 4% du PIB, comme en 2010. Selon le gouverneur de la Banque nationale cela résulte d’une réduction insuffisante du déficit structurel, notamment de l’augmentation des dépenses primaires des administrations publiques de 7,5% depuis l’an 2000.

 

La fragilité du secteur bancaire est le quatrième point faible. Après avoir fait face à de lourdes pertes en 2008 et 2009, le secteur bancaire belge avait réussi à réaliser un profit en 2010. Malheureusement, le retour des tensions sur les marchés financiers en 2011 a provoqué une nouvelle dégradation des résultats.  Sans parler de Dexia qui a perdu des sommes astronomiques, avant de changer de nom avant-hier en Belfius.

 

La Belgique est placée sous surveillance macro-économique par la commission européenne : en raison de l'érosion de sa compétitivité et de ses parts de marché à l'exportation, la hausse de ses coûts salariaux ainsi que les montants élevés de sa dette privée (233% du PIB) et de sa dette publique (96%).

 

Elle a placé onze autres Etats sous la même surveillance en raison de déséquilibres économiques plus ou moins importants. Cette action s’inscrit dans le cadre de la procédure "6 pack", qui prévoit une intrusion plus importante des autorités de l'Union Européenne dans les politiques macro-économiques des Etats membres.

 

Les douze pays sont : la France, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, la Finlande, la Slovénie, Chypre, la Bulgarie, le Danemark, la Hongrie, la Suède et le Royaume-Uni.

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