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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 17:53
Banques2
 
 
Vous avez probablement entendu parler de la séparation des banques entre banques d’affaires, qui investissent et/ou spéculent, et banques de dépôts qui ne prennent pas (trop) de risques avec les fonds déposés par leurs clients (épargnants et entreprises).
 
 
Une autre distinction, favorisée par le parlement européen, sépare les banques entre non-systémiques dont la faillite ne serait qu’une catastrophe (c’est nous qui ajoutons cette précision) et banques systémiques, dont la faillite créerait un véritable cataclysme dans le paysage bancaire international.
 
Une troisième classification des banques nous paraît intéressante, celle qui résulte de l’étude que les Verts européens ont chargé le CEPS (Centre of European Policy Studies) d’effectuer.
 
Elle s’est penchée sur les comptes de 74 banques européennes de 2006 à 2010 et les a classées en 4 groupes, selon leurs activités.
 
Les 4 modèles mis en avant par le CEPS sont :
1.     Les banques de détail diversifiées, dont les sources de financement varient et qui accordent essentiellement des crédits à leurs clients. En Belgique on mettrait dans ce groupe ING et KBC (récemment)
 
 
 
2.     Les banques de détail focalisées, dont les principales sources de financement sont les dépôts privés et qui n’accordent des crédits majoritairement qu’à leurs clients. Aucune grande banque belge n’y figure.
 
 
 
Ces deux modèles sont présentés comme les plus sûrs : les banques en faisant partie possèdent le plus de fonds propres et affichent une meilleure qualité de financement ; elles financent  l’économie réelle.
 
 
 
3.     Les banques « de gros », dont le financement est instable et entièrement basé sur le court terme. En général, elles ont un ratio de fonds propres très faible. Dexia et KBC (jusque 2009) y sont classées.
 
 
 
4.     Les banques d’investissements, qui sont très présentes sur les marchés financiers et spéculent soit en leur nom soit pour leurs clients. On y range BNP Paribas et Deutsche Bank.
 
 
 
Ces deux derniers modèles sont les plus risqués car ils dépendent totalement de l’état du marché et sont exposés à de nombreux risques.
 
 
Le CEPS met également en garde vis-à-vis des banques d’investissement qui n’hésitent pas à manipuler leurs chiffres de calculs de risque dans le but de mieux coller aux exigences européennes en matière de fonds propres.
 
Selon nous, il faut aussi prendre cette classification avec réserve et attention : d’une part parce que les comptes des banques ne sont probablement pas meilleurs en 2012 que fin 2010 ; d’autre part, prenons l’exemple de  la Banca Monte dei Paschi di Siena, troisème banque italienne et rangée parmi les « banques de détail diversifiées » à bas risque. Elle était au bord du gouffre il y a quelques jours et a dû emprunter 2 milliards d’euros de toute urgence à l’Etat Italien et vendre 1,4 milliard de bons du trésor…
Et vous, dans quel quadrant votre banque se situe-t-elle ?Diapositive1-copie-2

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