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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 14:51

 Cette analyse de la chute des marchés financiers est rapportée par l’AFP et repose notamment sur l’avis de l’économiste français Elie Cohen, directeur du CNRS français.  

Cette analyse en 5 causes semble intéressante pour tout qui, submergé par des tonnes d’informations, veut y voir un peu clair de façon synoptique et simplifiée. Elle livre les grandes lignes, sans être nécessairement exhaustive.

 

1. La dette des USA

Elle est supérieure à 14.000 milliards d’USD (1 an de « PIB », le produit intérieur brut) et le déficit annuel du pays est de 1.600 milliards d’USD.  En comparaison, le PIB de l’Union Européenne est de 16.000 milliards d’USD en 2010, celui de la France de 2.555, 461 milliards en Belgique et 305 milliards d’USD en Grèce.  

C’est pour éviter le risque de faillite que  Barack Obama a signé un accord avec les parlementaires républicains de son pays.  En fait, ce risque de faillite reste très théorique car, à l’opposé de tous les pays de la zone euro qui ne peuvent plus émettre d’argent, cette mission ayant été confiée à la BCE, les USA ont toujours la possibilité d’imprimer des dollars en masse.   

Mais une des 3 principales agences de notations des emprunteurs, Standard & Poor’s, a jugé que l’accord américain était insuffisant pour tendre vers un règlement de la dette américaine. C’est pourquoi elle a abaissé la cote des USA, de la meilleure AAA à AA+. Conséquence logique, cela a fait baisser les cours plus fortement qu’auparavant.

 

2. Les dettes de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie puis de la France, de la Belgique et des autres…

 Après la crise de la dette grecque, les marchés financiers sont devenus inquiets à propos des dettes d’autres pays fortement endettés et plus importants. Par exemple, si la Grèce représente 2% du PIB de l’UE, Italie et Espagne en font ensemble 30%.

Si un accord est intervenu en juillet  2011 pour créer un fonds de secours de 400 milliards d’Euros, il faudra d’abord que les 17 Etats de la zone euro ratifient cet accord ce qui prendra du temps. Sans compter que 400 milliards d’euros semblent être une goutte d’eau dans un océan…

 

3. L’absence de réponses politiques

D’une part aux USA l’accord rapporté ci-dessus est intervenu sur fond électoral, les Républicains n’étant pas contre faire trébucher Obama… selon certains économistes, les USA seraient sur la voie de la récession.

D’autre part il y a également des tensions en Europe, entre pays du Nord axés sur les exportations et pâtissant d’un euro fort, et pays du Sud axés sur leurs marchés intérieurs et qui préfèrent un euro fort, réduisant le coût de leurs importations. Par exemple, les riches économes Allemands ne veulent pas payer pour les pauvres Grecs dépensiers et quelque peu tricheurs…

 

4. En route vers la récession ?

Pour réduire leur endettement, les pays n’ont d’autre voie que de réduire les dépenses et augmenter les recettes. Ce qui, en toute logique, devrait contracter les économies locales et ne pas favoriser la croissance nécessaire à la réduction de l’endettement. La spirale en quelque sorte.

 

5. Une chute des bourses liées à la récession

Selon E. Cohen, les multinationales guettant la récession revoient leurs perspectives à la baisse. Ce qui fait évidemment baisser les cours de bourse…

 

   … à suivre !

 

 

 

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