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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 18:32

cochon-euro.jpgVous n'ignorez pas qu'avec la baisse des taux d'intérêts (qui varie aussi avec la situation économique et financière de chaque pays), les compagnies d'assurances comme les autres investisseurs voient leurs revenus baisser.

 

Par exemple, le taux de référence des obligations linéaires à 10 ans (OLO) et de 2,74 % ce 10 juillet 2012. Lorsqu’un investisseur achète de nouvelles obligations sans risques, il n’obtient même pas ce taux. Puisque rien ne permet d'envisager une hausse des taux dans les prochains mois, il faut bien envisager cette situation dans la durée.

 

Dès lors les compagnies d'assurances et fonds de pension  qui ont aussi leurs frais de gestion doivent toujours attribuer la même rémunération qu'il y a quelques années aux fonds qui leur sont confiés par  les employeurs et travailleurs, alors que leurs revenus chutent.

 

Pour combler cette différence, ils ont jusqu'à présent prélevé sur leurs réserves pour garantir la rémunération des fonds placés, mais ce n'est pas tenable à long terme.

 

Rappelons ici que la loi sur les pensions complémentaires impose un rendement minimum de 3,25 % sur les montants apportés par les employeurs et 3,75 % sur ceux apportés par les travailleurs. Légalement, c'est à l'employeur de garantir cette rémunération ; mais en pratique, les assureurs (qui représentent  environ 80 % des montants investis) ont toujours pris sur eux d’attribuer la rémunération légale.

 

Comme les compagnies d'assurances et les fonds de pension ne bénéficient plus de la  même rémunération qu’auparavant, ils expriment de plus en plus qu’elles ne pourront plus le faire et avancent deux solutions : soit le gouvernement abaisse les taux minimum de rémunération garantie, mais il ne le souhaite absolument pas, soit ils ne garantiront plus la rémunération minimale et les employeurs devront combler la différence.

 

Mais bien entendu cela viendra s'ajouter aux charges des entreprises qui subiront un nouveau déficit de compétitivité ; il y a dès lors fort à parier qu'elles réduiront le nombre de collaborateurs à qui ils octroieront un avantage afin qu’ils constituer un capital jusqu’à leur pension.

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costmasters-blog.com - dans fiscalité
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